AL HAYAT - Tour des Flandres: sur le podium avec Pogacar et Van der Poel "ferait une belle photo", souligne Madouas

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Tour des Flandres: sur le podium avec Pogacar et Van der Poel "ferait une belle photo", souligne Madouas
Tour des Flandres: sur le podium avec Pogacar et Van der Poel "ferait une belle photo", souligne Madouas / Photo: JASPER JACOBS - BELGA/AFP

Tour des Flandres: sur le podium avec Pogacar et Van der Poel "ferait une belle photo", souligne Madouas

Troisième en 2022, le Français Valentin Madouas aborde avec ambition le Tour des Flandres où il espère un nouveau podium dimanche derrière Mathieu van der Poel et un Tadej Pogacar potentiellement "injouable".

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"Si toutes les planètes sont alignées, que mes jambes sont à 100%, je peux à nouveau me retrouver à côté d'eux sur le podium. Ca ferait une belle photo", a déclaré le vice-champion olympique, de l'équipe Groupama-FDJ, dans un entretien vendredi à l'AFP, RMC et Eurosport.

QUESTION: Mercredi dans A travers la Flandre, on vous a beaucoup vu à l'avant et puis vous avez disparu. Que s'est-il passé ?

REPONSE: "Je suis très sensible au pollen et ce jour-là, avec le vent, j'ai tout de suite été gêné. Je n'avais pas bien pris mon traitement antihistaminique. Je n'arrivais pas à respirer du nez. Mais, c'est réglé. Qu'il continue à faire beau est même très bien car c'était la même météo en 2022 lorsque j'ai terminé troisième."

Q: Où placez-vous ce podium dans votre palmarès personnel ?

R: "Forcément très très haut. C'était ma première grosse perf' internationale. Je n'ai pas énormément de victoires chez les pros, sept ou huit (7, NDLR), et il faut savoir profiter d'un podium sur un Monument, surtout avec les adversaires à l'heure actuelle qui prennent quasiment toutes les places. Je veux reproduire ce résultat au moins une fois dans ma carrière."

Q: Dès dimanche ? Pensez-vous avoir un podium dans les jambes ?

R: "En tout cas, je me sens vraiment très très bien. Ca va dépendre beaucoup des adversaires, de la tactique aussi. Il ne faudra pas faire d'erreur, prendre le bon coup au bon moment pour pouvoir jouer contre des coureurs qui sont plus forts que moi physiquement. Avoir déjà fait podium me fait du bien. Je sais à quoi m'attendre. C'est une course qui n'est jamais terminée. Il faut toujours y croire. Tu peux revenir dans les derniers mètres et inversement te faire rattraper par un groupe à 200 mètres de la ligne. Si j'étais Pogacar ou Van der Poel, ce serait l'épreuve où je serais le moins serein."

Q: Lequel des deux est le favori selon vous ?

R: "En fin de saison dernière, je n'aurais eu aucun doute sur le vainqueur. C'était Pogacar. Il m'avait tellement impressionné. S'il est de retour à ce niveau-là, je pense qu'il est injouable sur cette course. Van der Poel a aussi énormément progressé cet hiver. Il a été très fort très tôt cette année. C'est dur de répondre en fait."

Q: Comment on aborde une course quand il y a deux immenses favoris?

R: "On regarde le parcours, le vent, les mouvements. On essaie d'anticiper leur tactique même si elle a l'air assez simple. Quand il y a Pogacar au départ, son but est de durcir la course le plus tôt possible. C'est mieux pour moi, mais le problème dans tout ça, c'est qu'il faut essayer de trouver un moment pour anticiper son mouvement de course. Et c'est là où ça se complique."

Q: Ce serait quoi pour vous un Tour des Flandres réussi ?

R: "Un top 5, ce serait très bien. Avec l'équipe, c'est l'objectif qu'on se fixe. On a deux coureurs (avec Stefan Kung) qui peuvent y prétendre. Il faut que tout se passe très bien pour le réaliser. On est face à une génération où trois ou quatre coureurs gagnent tous les Monuments. Mais il ne faut pas se plaindre. On a de la chance de pouvoir courir contre eux. Et si toutes les planètes sont alignées, que mes jambes sont à 100%, je peux de nouveau me retrouver à côté d'eux sur le podium. Ca ferait une belle photo."

Q: Vous avez été surpris que Pogacar participe à Roubaix ?

R: "Pas du tout. Je pense qu'il a raison. C'est l'année où jamais avec le maillot de champion du monde. C'est un coureur qui veut tout gagner. Tant mieux pour le spectacle. Je serai devant ma télé ce jour-là et je ne vais pas louper une miette."

PROPOS recueillis par Jacques KLOPP

L.al-Mutairi--al-Hayat